La peine qu’il ressent Est la mienne Etranges correspondances Comme je sais qu’il devine Mes larmes qui se traînent. ***
La peine qu’il ressent Est la mienne Etranges correspondances Comme je sais qu’il devine Mes larmes qui se traînent. ***
Un pétale de fleur
s'est planté sur la pelouse comme un coeur...
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Dessin de Nicolas Dieterlé
Il apprend à marcher
Il découvre le monde
Et chaque pas est une victoire
Cahotant, sans démarche
Avancer est son heure
Il ne pense pas
Il ne rêve pas
Tout entier porté dans son action
Qui devient Joie.
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J’ai vu un ange dans la rue, assise par terre avec sa valise sur le trottoir
Mouillé. Elle regardait les gens passer au milieu de son ciel.
Dans ses yeux pas de colère, pas de haine, pas de question, juste l’amour, la compassion.
Assise sur le trottoir mouillé sans demander pourquoi
J’ai vu un ange.
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Les arbres sont au ciel
ce que les yeux sont au visage...
"Poursuite de la lumière 5"-Huile et encaustique sur toile de Gaetano Persechini
Ce n'est pas une montagne à gravir,
juste un rêve qui prend forme
entre éblouissement
et nuées de couleurs
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Moonrise Kingdom
http://youtu.be/0t-LTyKcAq0
Une bouffée d’air pur, d’espoir, on se sent plus léger, le ciel est plus clair, il a repris ses lumières, le monde est souriant, un film à garder dans les souvenirs longtemps, très longtemps, comme un moment heureux, entre ciel et terre. Pour une fois on ne l’oublie pas (le ciel), et les efforts conjugués des hommes, des femmes et des enfants pour construire l’histoire, pas de méchants pas de gentils. C’est ce que dit la symphonie qui trouve son sens avec tous les instruments, un par un ajoutés, sans que rien ne soit laissé au hasard, comme rien ne l’est dans ce film. Chaque image a un sens et son utilité, la fin rassemble et fait la boucle. La vie quoi !
Exposition au Centre Pompidou d'Anri Sala

On entre dans une vie, dans la vie… Une, des pages de couleurs, sans forme ni fond, des couleurs et la musique, comme une naissance, le début d’une symphonie, celle de la vie.
Les visages se forment, des corps apparaissent, le mouvement s’installe. Une vie. Des vies et une harmonie qui se construit. Les mouvements se brouillent, les chemins se croisent, « should I stay or should I go » on rencontre l’autre, on poursuit son rêve. On court, on essaie, on ne se connaît pas toujours mais la musique se forme, indépendamment de nos va-et-vient. L’orchestre joue la symphonie du monde et nous répond. Chaque mouvement est comme un instrument de la mélodie humaine, une partition où chacun à sa place, changements d’espaces. On continue sur un autre écran. Le mouvement juste, la paix et le visage éclairé, une femme avance. Les notes lui répondent, et continue la symphonie. Des gestes plus saccadés, une maison colorée apparaît, la maison de nos rêves, toute en couleurs. On marche vers elle. Ou un homme. La maison est fermée. La symphonie continue pourtant, par les autres mouvements de l’orchestre. Une autre vie, une autre page, un autre écran s’allume, la musique se joue ailleurs et nous appelle.
Encore une autre page, un autre écran. On marche vers notre quotidien, un immeuble de tous les jours, on se dirige vers lui. Il s’échappe. Les instruments jouent et nous portent encore plus loin. Mais pas encore assez. La symphonie n’est pas terminée. On s’arrête, on hésite, les autres prennent le relais, la musique continue. Des paysages inconnus, des visages inconnus, et la musique continue, une unité qui se joue et nous répond malgré nous, parce que quelle que soit notre route, la partition de la vie s’écrit, l’humanité avance entre rêve et réalités.
Elle se termine quand le rêve se construit, à la porte de l’immeuble de notre vie réelle avec ceux qui l’ont composée même sans que l’on ait tout compris, malgré nos questions et nos hésitations, nos erreurs, nos précipitations, notre abandon de la route du rêve, elle se construit. Parce que quel que soit notre instrument, le son qui répond à nos actes, nous faisons partie de cette symphonie.
Le rêve nous attire, le réel se construit et s’échappe malgré lui, s’organise, la création que nous bâtissons avec les autres, l’art nous accompagne. Joué par nous, par d’autres en d’autres lieux. L’art est témoin, l’art est vie, l’art est notre vie en toute chose et le lien entre rêve et réalité qu’il vient colorer, il lui donne le ton, indépendamment des différences, ou plutôt grâce à, dans les interstices de nos vies. Il se construit.
Nous, spectateurs, nous pouvons jouer aussi avec les caisses qui sont là pour nous, une boite à musique, d’autres corps qui se meuvent, réels par les vitres du lieu, place extérieure à l’exposition, la ville, des échanges différents et réels que nous pouvons appréhender.
Un beau voyage où la vie, tout simplement, y joue sa symphonie. A visiter, pour que vive l’art, l’humanité, ses rêves, et la beauté.
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Copyright Jean-Marc Tingaud
Savoir que l’on peut frôler
Le tout à chaque instant
Illuminer le moment d’un souffle
D’éternité, et savoir qu’il peut
Se briser, en un instant,
C’est tenir le monde entre ses mains…
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