À Vincent
N’avons-nous pas été assez présents ?
Dans la jungle du temps
que nous emprisonnons
avons-nous montré assez
notre fidélité
notre amour
par des mots par des gestes
ces détails nous lient
à celui qui s’en va
Un corps se dilue
sans raison apparente
que l’absurde
cette voix
on la voudrait présente
les souvenirs affluent
la tendresse s’étire
les discours éperdus
à force de soupirs
L’amour était-il là ?
Sois tranquille me dit-il
ce que l’on devait vivre
est fait
je pars sans regret.
À Vincent...
La vie est une aventure
je rêve aux étoiles
où je te vois caché
calfeutré embusqué
entre les feux de joie
et les feux de l’envers
Partagé fil tendu
l’espoir rechute languit
encore guetter ta voix
Amitié éclatée
aux quatre coins de la terre
sans perdre le nord
sud
horizons confondus
jusqu’à la lie
en silence
c’est toi qui nous fais signe
que rien ne peut être vécu
hors de la liberté…
À Vincent
On dirait qu’il est là
à me dire d’écrire à me dire que la vie est partout belle
même s’il n’a pas toujours su le voir
On dirait qu’il est là
à me souffler les mots sa présence cette présence qui jamais ne s’estompe
double de sa silhouette et aussi le visage
les yeux surtout très clairs
emplis du même amour qu’il nous montrait
même s’il pouvait gueuler
gueuler après l’après
l’après d’après l’après
et les portes fermées
Il me parle
je réponds
tout est dans le silence
mille mots qui se suspendent
aux grilles des arbres cours d’eau
mille mots mille visages
superposés montagnes
Et soudain tu t’en vas
et je reprends ma vie
Sans toi.
J’ai lu dans un article récemment que la plupart des français rendent responsable le gouvernement dans la gestion de l’augmentation de la vie notamment de l’alimentation et l’électricité. Et en effet, nous achetons des paquets de 750 grammes au lieu de 1 kg augmentés bien sûr, idem pour 750 ml au lieu de 1 litre (sucre et huile par exemple) sans sourciller, et hop ! Mine de rien l’affaire est faite sur le dos des consommateurs sans que le gouvernement ne réagisse ni ne les protège de certaines méthodes douteuses pour des produits essentiels qui deviennent peu à peu des produits de luxe… S’alimenter ne va pas tarder à devenir un luxe, mais heureusement, les pâtes ont conservé leur packaging, réjouissons-nous n’est-ce pas ?
Plus grand-chose ne me surprend mais tout de même essayer de remettre des combats de gladiateurs en vogue sous le couvert de reprendre les valeurs « force et honneur » me laisse perplexe. Comment peut-on imaginer ce retour en arrière sous de beaux prétextes alors qu’évidement il ne s’agit là que d’une sorte de publicité malvenue, reprise des jeux de cirque si tant est qu’ils aient disparus, juste parfois émergeant sous une autre forme d’amusement et distraction du public par des manifestations qui tiennent lieu de cirque ambiant. Le mot culture est même employé, on ne recule devant rien décidément devant l’espérance de profit. Quoiqu’il en soit, ces valeurs de force et d’honneur qui semblent bien souvent avoir perdu leur place deviennent justement, par cette initiative, vides de sens ... Nombre de gladiateurs n’allaient pas toujours au combat de gaieté de cœur est-il besoin de le rappeler, confrontés à des formes de cruauté que l’on espérait avoir dépassées, grâce à la conscience humaine censée nous faire nous comporter autrement que les animaux qui agissent par instinct, et donc en toute « innocence ».
Derrière donc, on découvre des espérances de gain, des opérations commerciales sans hésiter à se donner bonne conscience. La honte ne semble pas faire partie du vocabulaire de ceux qui veulent organiser cette mascarade, et l’espoir qu’il nous reste est que le peuple d’aujourd’hui ne se laissera pas berner par ce genre d’inepties, foulant aux pieds la beauté du Colisée et la mémoire de ceux qui combattaient contraints et forcés. J’espère que la gloire ne sera pas au rendez-vous, même si quelques curieux ont envie de découvrir les entrailles de ce qui a abrité tant de souffrances humaines pour l’amusement des autres.
Voici un rappel de ces belles nouvelles !
« Même en septembre, nous sommes présents dans tous les kiosques à journaux en Italie dans le magazine mensuel "ART MONDADORI" qui promeut le catalogue des associations "LES GRANDS MAÎTRES DE LA LUMIÈRE" Publié en collaboration avec Giorgio Mondadori » Roberto Chiaviarini
Et une rétrospective des encouragements reçus cette année par L'Accademia In Arte Nel Monde et Arts Sciences Lettres que je remercie chaleureusement.
Avec toi la vie serait facile
les embûches, insomnies
les délires, les beuveries
les héros, les salauds
tous auraient une place
Entends-tu ce chant
léger dans les buissons ?
Entends tu frémir
le vent des voix perdues ?
Elles se cognent et s’envolent
ensemble dans l’éphémère
rien que parce qu’entre nous
la vie prend le dessus…