En France, pays des droits de l’homme et de la résistance à l’oppression on pourchasse même les politiques, représentant du pouvoir lorsqu’ils outrepassent leurs droits par des agissements que l’on révèle douteux, dans le respect de la transparence. Pourquoi certaines banques et organismes de crédit échappent-ils à cette règle et peuvent se permettre tout et n’importe quoi? Doit-on se soumettre davantage à la loi de l’argent plus qu’à celle des droits et de la justice ? Doit-on leur accorder des privilèges abusifs en se mettant sous le joug de la loi du plus fort et accepter qu’ils soient hors la loi en fermant les yeux ? Beaucoup de gens se sont retrouvés à la rue à cause de ce phénomène et l’on fait appel ensuite à des associations de bénévoles pour les en sortir. Ne serait-il pas plus sage d’éradiquer la cause en amont ? Ou faut-il toujours continuer à se taire et laisser faire ?
Il y a la vie
Il y a l’écorce
Il y a l’homme
Et ses pleurs et ses joies
Les faux pas et les masques
Qui s’agitent et se cassent
Les erreurs, les combats
Les coups de gueule, l’effroi
La mort et puis s’en va
Les détours, les cahots
Les élans, les pas beau
La recherche constante
La lumière qui flambe
Il y a la vie
L’espérance, la foi
Les élans, et les chutes
Et l’autre pas comme soi
Les attentes et le bruit
Le vacarme, la suie
Et midi plein soleil
La nature, le vermeil
D’un fruit mûr qui tombe
Emerveillement, sans ombre
Il y a la vie
Il y a l’homme
Et il y a l’œuvre….
mai 2015
Les brumes se dissipent à l'abord d'une plage...
Parfois elle filtre
dans un regard,
une attitude, un geste
mieux, un discours
jeté pêle-mêle
au hasard des mots
qui tissent une conversation,
Partage des heurts
souffrance dessous
les corps se meuvent
une illusion
pour cacher ce qui risque un peu
de faire surface, sournoisement.
On la sent, on la pressent
bien tapie sous une espérance
un autre ailleurs
un voyage, un but
une autre vie, profil
elle se faufile, elle s’en balance
de ces filets jetés sur le vide
elle est là, elle se maudit
d’elle-même
mais elle vit
La désespérance.
Elle torture,
le cœur lapide
même s’il fait semblant de vibrer
elle est sourde à ses cris d’ennui
elle se calfeutre, elle se love
la désespérance.
Je l’ai vue chez toi
je l’ai vue
je l’ai sentie, pressentie
elle se cachait, je l’ai surprise
c’est un malaise dans un sourire
appuyé pour ne pas tomber
qui surgissait sans crier gare
les lèvres sèches de trop parler
le front ridé de regarder
autant, plus loin,
chasser l’amour
et elle nous laisse le trou béant
dans le cœur et les mains vides
à combler juste dans le silence
qui se fait enfin, et avide
la lumière de la délivrance…
C'est comme un aiguillage, quand le train un peu fou bringuebale de ci de là en attendant de reprendre sa direction.Les souvenirs très présents, les sensations, les joies ne laissent pas encore place aux nouvelles. Il faut un temps, un temps pour pouvoir entrer dans une autre gare, entrer dans son nouveau présent...
Toutes ces pensées
que l’on emporte
dans la tombe
ces errances,
ces coups de cœur
ces questions, ces peut-être
aurait-on les réponses
quand au chevet soudain
de la mort on se couche ?
Ce parcours incessant
où le pouvoir s’étend
hermétique à l’amour
ces espoirs balancés
une corde infinie
des moments échappés
c’est la vie qui poursuit
inlassable son œuvre
et dit toujours oui.
***
C’était sa maison, le blanc puisait la lumière à l’ombre des arbres, les étoffes reflétaient les rayons du soleil, le bleu s’inspirait des couleurs du ciel, et l’âme s’y promenait sans heurt de l’aube jusqu’à la nuit.